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COLLEGE FRANCAIS DES CHIRURGIENS ORTHOPEDISTES ET TRAUMATOLOGUES BULLETIN D'INFORMATION N° 19 - Septembre 2001
Les activités du Collège durant l'exercice de 2000-2001 ont été nombreuses et multiples. Bien sûr les réunions du Directoire, mais aussi des rencontres avec les conseillers des Ministres de l'Education Nationale et des Affaires Sociales, avec les autres Collèges chirurgicaux. De plus, le Collège représenté par son Président a participé à une réflexion avec le Conseil National de l'Ordre des Médecins sur la compétence médicale au début et au cours de la carrière médicale. Ces réflexions doivent aboutir à la mise au point d'un référentiel d'objectifs servant de base pour définir les connaissances requises dans notre spécialité. Cette démarche débutée par l'action au niveau du deuxième cycle est prolongée par des propositions de maquette et de formation pour définir des objectifs théoriques et pratiques pour le troisième cycle. Au-delà le Collège a obtenu cette année un numéro d'identification pour la Formation Médicale Continue dont la mise en œuvre pourra s'effectuer rapidement.
Lors des différentes rencontres, le Directoire et son Président n'ont cessé de rappeler l'importance de nos charges dans le cadre de la spécialité d'Orthopédie et de Traumatologie. Pour remplir ces différents rôles, et plus particulièrement assurer correctement la Traumatologie, il est rappelé que l'évolution de la démographie nécessite l'augmentation du recrutement des chirurgiens d'Orthopédie Traumatologie. Une filière spécifique serait d'ailleurs souhaitable.
Pour la Traumatologie, il nous est apparu essentiel de proposer dès la fin de l'année scolaire 2001-2002 un manuel de prise en charge de l'urgence traumatologique de l'appareil locomoteur. Un groupe s'est mis au travail et les premières corrections s'effectueront dès la fin de cette année.
Votre Président remercie de leur aide tous les membres du Directoire et au-delà tous ceux qui ont participé aux avancées de notre discipline à la fois sur le plan stratégique mais aussi surtout sur le plan de la formation qu'elle soit initiale ou continue.
Nous espèrons lors de l'exercice prochain pouvoir continuer dans cette voie et augmenter encore l'impact du Collège pour une meilleure formation et une meilleure défense des chirurgiens français orthopédistes et traumatologues.
I - COMPOSITION DU DIRECTOIRE durant l'exercice qui vient de sécouler : peu de modification au niveau de la composition du Directoire.
Parmi les membres de droit, C. ARGENSON, en tant que Président de la SOFCOT, a participé à nos travaux. Il n'y a pas eu de nouveau membre élu durant l'année qui vient de s'écouler. En revanche, cette année de nombreux renouvellements sont à effectuer et parmi ceux-ci, certains renouvellent leur candidature. Dans le Collège des Professeurs, Ch. GLORION, Th. JUDET et votre Président sollicitent à nouveau vos suffrages, de même que dans les Chirurgiens Hospitaliers plein temps non universitaires, C. MAZEL. Leur motivation est de poursuivre et de développer les actions qu'ils ont entreprises et dont le bulletin fait la synthèse.
La coordination inter-régionale a été modifiée et le Directoire a entériné ces changements ; l'inter-région Sud-Ouest s'est enrichie de la région Auvergne. Cette inter-région comprend maintenant donc l'Aquitaine, l'Auvergne, le Limousin et Midi-Pyrénées. Les coordinateurs de région ont été renouvelés. Pour l'Ile de France, Ph. HARDY remplace J.Y. ALNOT qui devient coordinateur national et, à ce titre, siège à titre consultatif au Directoire. Dans la région de l'Est, Ph. VICHARD est remplacé par P. KEHR. Dans la région de l'Est, J. BAINVEL cède ses fonctions à F. LANGLAIS. Dans l'inter-région Sud, Y. ALLIEU fait suite à P. GROULLIER. Dans l'inter-région Sud-Ouest M. MANSAT, a été remplacé par D. CHAUVEAUX.
II - EXAMEN DU CONTROLE DES CONNAISSANCES DU COLLEGE
Ce contrôle des connaissances s'est déroulé les 11 et 12 juin 2001 dans les locaux de la SOFCOT. Le jury sous la présidence de S. TERVER était composé de D. CHAUVEAUX, J. BEJUI , E. BAULOT, B. HERBAUX, B. DOHIN, Ch. GARREAU DE LOUBRESSE.
Le nombre de candidatures retenues a été de 21. Trois ont été écartés pour dossier non conforme. La majorité des candidats se présentait au titre de l'Orthopédie Adulte (19). Les modalités du contrôle ont analysé le cursus, les titres et travaux, le mémoire, l'ensemble étant coté sur 100. Chaque candidat a été évalué oralement sur deux grands dossiers de sa spécialité et un petit de la spécialité dont il ne faisait pas partie. L'analyse de ces dossiers était notée sur 100.
Comme à l'accoutumé, ces dossiers avaient pour objet de mettre en évidence le mécanisme de réflexion et le raisonnement du candidat. Ce contrôle de connaissances a été favorable pour 19 candidats. Deux ont été éliminés.
Le Président, S. TERVER, a noté quelques remarques que nous rapportons et dont le Directoire devra débattre pour éventuellement faire évoluer le mode de contrôle des connaissances.
1° Les connaissances en Chirurgie Adulte et Pédiatrique sont apparues satisfaisantes, les cursus de même. En revanche, les titres et travaux sont très inégaux et la grille a tendance à pénaliser les chirurgiens exclusivement praticiens.
2° La qualité des mémoires lors de cette promotion paraît nettement supérieure à celle des années précédentes mais la présentation sous forme d'un article, comme cela avait été demandé, tend à diminuer les possibilités d'analyse du travail initial. On doit trouver une adéquation entre la forme publiée et la présentation pour le contrôle des connaissances qui mérite un plus grand développement que celui d'un simple article.
Les meilleurs mémoires présentés dans la forme d'une publication ont été signalés à la Revue d'Orthopédie.
3° L'analyse de la présentation des dossiers cliniques fait apparaître soit des candidats qui ont l'habitude d'exposer des dossiers et qui le font clairement à l'opposé des candidats manifestement non entrainés à ce type d'exercice auquel s'associe d'autant plus le stress de l'examen. Ces deux positions sont bien sûr caricaturales mais on relève d'une façon générale la difficulté d'analyse, de réflexion et de discussion, par exemple du diagnostic ou du traitement. Ceci pose le problème de la préparation du candidat.
III - EXPERIENCE DU BOARD EUROPEEN
Nous rapportons la synthèse des remarques de S. TERVER qui a participé au 1er jury de ce type d'examen dans le cadre de l'EFORT en juin 2001 à Rhodes.
Sur le fond, l'objectif de cet examen est de permettre d'acquérir le titre de " membre du board européen des chirurgiens orthopédistes et traumatologues ". Peut concourir tout chirurgien diplomé dans une Université européenne au sens large. Ce titre actuellement ne donne aucune possibilité supplémentaire d'exercice, du moins pour l'instant. En revanche, la reconnaissance de la qualité de cet examen peut avec le temps favoriser l'intégration de tel ou tel dans une équipe. Cet examen évalue les connaissances de l'Orthopédie générale et ne privilégie pas les hyper-spécialités qui sont parfois même une gêne comme cela était le cas pour un candidat par insuffisance dans des secteurs qui ne sont pas ou plus ceux de sa pratique.
L'examen comprend un examen écrit par QCM (100 questions environ) dont le coefficient est de 2. Le coefficient de l'examen oral est de 5 et chaque candidat se présente devant deux examinateurs dans cinq items différents ce qui permet de " balayer " la spécialité d'Orthopédie : membre supérieur, membre inférieur, rachis, pédiatrie et sciences de base. L'oral dure à chaque station une demi heure, les questions posées ont toutes été préparées. S. TERVER a noté la grande difficulté de mettre en commun des connaissances d'horizons divers afin de trouver des concensus qui n'apparaissent pas évidents lors des premières rencontres des membres du jury. Cette technique d'examen permet d'explorer toute l'étendue d'une discipline, mais aussi d'analyser la réaction du candidat. A l'opposé, la lourdeur de la mise en œuvre d'un tel examen (à Rhodes 20 examinateurs pour 11 candidats), le caractère lassant pour les examinateurs qui ont des questions toujours stéréotypées et identiques, la difficulté d'apprécier le processus intellectuel du candidat sont des facteurs négatifs.
S. TERVER, dans sa conclusion, considère que le contrôle des connaissances du Collège pourrait évoluer à partir d'un certain nombre de données tirées de cette expérience.
IV - LE COURS DE " TOURS "
Pour des raisons logistiques (réfection du Laboratoire d'Anatomie de Tours) ce cours a été délocalisé à Angers. P. MASSIN a pris la charge de son organisation.
Le cours d'ostéosynthèse s'est déroulé de façon tout à fait satisfaisante et l'évaluation faite par les internes eux-mêmes donne un score de satisfaction de 70% sur les cours et l'organisation. Quelques points techniques peuvent toutefois être encore améliorés : être plus dirigiste sur l'attribution des tables de dissection afin d'éviter des différences de fréquentation significatives, retenir (mais cela a déjà été dit depuis plusieurs années), les orateurs qui souvent ne participent pas aux travaux pratiques et ne font qu'un passage très bref lors de ce cours et augmenter la quantité du matériel amené par les Laboratoires. Il faut également limiter les exposés théoriques, les rendre plus vivants et peut-être plus contradictoires dans leur présentation. Une cinquième journée pourrait intéresser le pied traumatique et le bassin traumatique.
La disponibilité du personnel et la qualité du Laboratoire d'Anatomie d'Angers ont fait de ce cours une grande réussite sans oublier bien sûr l'investissement de Ph. MASSIN.
Le cours supérieur a été coordonné par C. ARGENSON qui s'était entouré d'excellents orateurs. Mais il est très important que, compte tenu du niveau de présentation et de la qualité des orateurs on fasse plus de publicité à ce cours par exemple au moment du congrès de la SOFCOT pour annoncer le sujet et la date ou auprès des Laboratoires qui pourront, ainsi, aider à la prise en charge d'un certain nombre de participants " seniors ".
L'an prochain le Cours de " Tours " aura lieu encore une fois à Angers. Dans la semaine du 27 mai au 2 juin 2002. Le thème du cours supérieur est " les reconstructions cotyloïdiennes dans les reprises des PTH " sous la direction scientifique de D. POITOUT. L'organisation matérielle est confiée à Ph. MASSIN.
IV - SERVICES VALIDANTS et ACCREDITATION
L'an dernier nous avions pu analyser les données des services de CHU à l'aide d'une fiche informatisée. Ceci faisait apparaître une certaine homogénéïté dans ces services avec, toutefois, compte tenu des charges qui sont les leur, un encadrement très limite pour l'activité qui est la leur. Cette activité est effectuée pour la grande majorité de manière équilibrée entre l'Orthopédie et la Traumatologie. Les activités de publication et de communication sont importantes avec, cependant, de meilleures performances pour les services qui ont l'encadrement le plus important.
Les activités de recherche sont globalement moins développées et un peu plus inégales.
Cette année nous avons adressé les mêmes fiches aux services formateurs hors CHU. Le Directoire est tout à fait conscient que cette fiche n'est pas parfaitement adaptée à cette population. Cependant, elle permet d'avoir une idée sur le type d'activité et de pathologie traitée et donc le secteur de formation que peut honorer par chacun de ces services compte tenu des moyens humains et techniques mis à sa disposition.
Cette démarche permet d'avoir une meilleure lisibilité de ce qu'est la chirurgie orthopédique et traumatologique en France et la façon dont elle est dispensée. Cette vision est importante dans la période où l'on demande aux Sociétés Savantes et à leur Collège d'évaluer la compétence de ses Membres.
V - ENSEIGNEMENT DU DEUXIEME CYCLE
L'enseignement du deuxième cycle a occupé le Directoire durant le début de l'année 2001 en essayant d'influer pour garder les grands thèmes de l'enseignement de la chirurgie orthopédique et traumatologique.
Si dans l'ensemble du programme du deuxième cycle, on retrouve les grands chapitres de la pathologie de l'appareil locomoteur traités par les chirurgiens, il n'en demeure pas moins que dans le partage effectué au niveau de certaines Facultés, les discussions avec les spécialités voisines ont pu faire apparaître quelques distorsions. Les discussions avec nos collègues rhumatologues ont été parfois ardues et dans certaines Facultés les Orthopédistes y ont perdu un peu de leur représentation au niveau de l'enseignement. Toutefois, l'aspect transversal de cet enseignement doit pouvoir respecter une présence horaire équivalente à ce qu'elle était auparavant, plusieurs Facultés ont ainsi retrouvé le quota horaire qui était le leur jusqu'à l'an dernier.
Cependant, l'aspect transversal de l'enseignement a un peu fait éclater cet enseignement qui, au lieu d'être concentré le plus souvent sur le DCEM2, s'étale maintenant sur les trois années, le DCEM4 étant davantage réservée aux problèmes de l'urgence.
Il serait souhaitable qu'un bilan soit effectué dans les deux ans à venir afin de voir s'il n'y a pas lieu, par le biais du Collège, de pratiquer quelques corrections. Dans le même esprit, il serait souhaitable que le Collège, au delà des orientations d'objectifs émis par le législateur, affine ces objectifs afin de proposer une plateforme univoque aux étudiants qui concoureront pour l'internat dès 2004.
VI - PREAMBULE AUX NOUVELLES MODALITES DU CURSUS REMPLACANT LES D.E.S. ET D.E.S.C. DE CHIRURGIE
Plusieurs réunions avec les conseils des Ministres ont eu lieu. Les dernières en date nous ont permis de rencontrer avec J.Y. ALNOT, Ph. LAURET et C. LEVY.
Nous avons proposé une évolution de la maquette des DESQ sachant que la chirurgie générale ne correspondrait plus à un DES, ceci voulant dire que dans la formation de tout DESCQ (orthopédiste ou autre), la part de formation qui correspond à la culture chirurgicale générale ne donne plus la reconnaissance d'un DES.
Ces problèmes ont été discutés lors des réunions chirurgicales inter-collèges dans lesquelles il est apparu évident à tous, à l'exception de quelques chirurgiens généraux, que le DES de Chirurgie Générale n'avait plus de raison d'être. Nous joignons le préambule et les propositions faites aux conseillers des Ministres pour l'Orthopédie Traumatologie. Ces propositions peuvent être amendées.
PREAMBULE AUX NOUVELLES MODALITES DU CURSUS REMPLACANT LES D.E.S. ET D.E.S.C. DE CHIRURGIE
(version Chirurgie Orthopédique et Traumatologique) Février 2001
Le présent cursus tient compte de l'évolution de l'exercice non seulement français mais aussi européen de la Chirurgie dans son ensemble et des limites du système précédent qui a eu le mérite de donner une structure universitaire à ce troisième cycle.
Le titre de Chirurgie Générale permettant un exercice non spécialisé de la chirurgie n'est plus aujourd'hui en adéquation avec la réalité du terrain. Par ailleurs, ceci ne paraît plus souhaitable dès lors que, fort justement, les pouvoirs publics définissent les structures de soins en terme d'efficience en personnel médical et en plateau technique. La concentration de moyens nécessaires ne laisse plus place à la chirurgie générale dont le maintien n'aboutirait qu'à un pratique chirurgicale de moindre qualité que l'on rapproche de l'exercice des " officiers de santé ". Ceci conduit à titulariser dans de très petites structures des personnels que l'on qualifie " à l'usure " pour maintenir sur des sites inadaptés et coûteux une activité chirurgicale.
Si le titre de chirurgien de " chirurgie générale " n'est plus souhaitable, il en est tout à fait différemment de la culture en chirurgie générale qui doit faire partie intégrante du cursus de tous les spécialistes chirurgicaux. C'est pour cela que dans le projet soumis les quatre premiers semestres sont utilisés d'une part pour acquérir cette culture générale et les principales situations chirurgicales d'urgence mais aussi pour se préparer à l'entrée dans la spécialité souhaitée.
La mise en œuvre de cinq souhaits doit renforcer la partie théorique du cursus : - les deux premières années doivent, avec des techniques d'enseignement participatifs, permettre de connaître les bases de la prise en charge des principales situations d'urgence chirurgicale. Ces enseignements théoriques appliqués, correlés avec les stages hospitaliers et les gardes de porte, doivent conduire à l'acquisition d'une bonne culture en Chirurgie et en Chirurgie d'Urgence. - l'obtention de la thèse de Docteur en Médecine dans la première partie de cette qualification, c'est à dire au cours du 5e semestre. L'intérêt de l'obtention de cette thèse est évident dans le cadre du fonctionnement des urgences et également dans la reconnaissance d'une licence de remplacement délivrée par le Conseil de l'Ordre au vu du cursus. - la nécessité d'un mémoire de fin de cursus donnant lieu à la soumission d'un article véritable témoin du travail intellectuel réalisé durant la spécialité. - la revalorisation de l'enseignement inter-régional qui devrait pouvoir bénéficier de techniques modernes pédagogiques et du multi-média surtout pour les inter-régions provinciales très éclatées. - l'enseignement de l'Anatomie chirurgicale qui peut être un auto-enseignement avec évaluation contrôlée par les spécialités chirurgicales en collaboration avec les anatomistes mais laissant une part importante dans cette anatomie pratique, ciblée, aux spécialités chirurgicales. Les chirurgiens orthopédistes, pour leur part, sont très attachés à cette participation.
Enfin au même titre les chirurgiens orthopédistes traumatologues restent attachés à des stages en chirurgie viscérale ; dans la même logique, il convient, dans le cadre de la formation des autres spécialités chirurgicales, qu'un stage en CHU de chirurgie orthopédique et traumatologique soit effectué par tous les candidats chirurgiens des spécialités autres que l'Orthopédie Traumatologie.
PROPOSITIONS :
MAQUETTE POUR LA CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE
DIPLOME D'ETUDES SPECIALISEES
5 ANS + 1 AN DE POST INTERNAT (minimum)
1 - Culture générale de chirurgie 2 ans de culture générale et d'orientation dans une spécialité comprenant : - 1 semestre libre - 2 semestres de chirurgie orthopédique et traumatologique dont 1 au moins, dans un service CHU reconnu formateur - 1 semestre de chirurgie " molle " " liste élargie prenant en compte les possibilités locales : vasculaire, chirurgie digestive, neuro-chirurgie, urologie …. "
2 - Inscription au DES de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique à partir du 5e semestre. Le dossier d'inscription devra comporter, les attestations des 4 stages, l'attestation de participation à l'enseignement théorique de culture générale et la thèse dans le but d'obtenir le titre de Docteur en Médecine avec les responsabilités qui s'y rattachent. - 3 semestres de chirurgie orthopédique adulte - 1 semestre de chirurgie orthopédique pédiatrique - 2 semestres libres dont 1 devra être fait dans une spécialité complémentaire (chirurgie plastique et réparatrice, chirurgie cardio-vasculaire, chirurgie vasculaire, urologie, neurochirurgie …) choix à faire valider par les enseignants de la discipline d'Orthopédie Traumatologie en fonction des conditions locales souvent différentes d'un CHU à un autre.
Parmi les 10 semestres, 2 semestres au maximum devront être effectués dans les hôpitaux généraux, non CHU. Le suivi du cursus dès le premier semestre est assuré par un cahier de stage : - chirurgie effectuée, - responsabilités, - enseignement, - inscription, DIU, DU, DEA…. - participations à publications
Ce cahier de stage doit être en possession du responsable du Service au début de chaque semestre afin qu'il puisse moduler et orienter l'activité du candidat en fonction des objectifs d'enseignement pratique et théorique et du cursus en terme d'activités scientifiques.
3 - Validation de ces 10 semestres sur cursus et contrôle des connaissances avec mémoire et cas cliniques. Ce contrôle des connaissances à la fin de la 5e année appréciera le candidat et l'autorisera à prendre les responsabilités de chef de clinique ou d'attaché temps plein.
4 - 1 an en tant que CCA ou attaché temps plein (11 vacations) dans un service reconnu formateur. Si le candidat souhaite le titre de chef de clinique, il doit toujours faire 2 ans conformément à la réglementation universitaire. Ces deux ans peuvent toujours être renouvelable, 2 fois un an.
CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE
PROPOSITIONS POUR
LE CONTROLE DES CONNAISSANCES EN FIN DE CURSUS
Avant la fin du 10ème semestre :
1 - COMPOSITION DU DOSSIER ADMINISTRATIF A - LE DOSSIER ADMINISTRATIF (2 exemplaires) - un curriculum vitae - une attestation pour tous les stages de chirurgie avec carnet de stage, appréciations des chefs de service soit 10 attestations pour l'internat - les attestations de l'enseignement de chirurgie orthopédique et traumatologique - les comptes rendus d'activité notamment opératoire au cours des 5 ans - la liste des congrès et cours fréquentés avec certificats de présence
Un certain nombre de points pourraient être attribués en fonction de la participation à des congrès, cours ou diplômes. Exemples : - Congrès nationaux, internationaux…. - Formation sous l'égide du Collège - Cours d'enseignement - Diplôme d'Université, DEA… - Communications ou articles…
B - UN MEMOIRE sur un sujet d'orthopédie traumatologie différent de la thèse et défini au moins un an avant la fin du cursus, en accord avec un enseignant PU-PH ou MCU-PH qui coordonne le travail. Il est souhaitable que ce mémoire soit présenté sous la forme d'un pré-article rédigé suivant les recommandations aux auteurs des revues françaises à Comité de Lecture et indexées.
2 - CONTROLE DES CONNAISSANCES Il porte sur : - le mémoire qui sera présenté et analysé devant le Jury - un entretien et des questions sur des problèmes concrets et des dossiers médicaux Il ne pourra avoir lieu que si le dossier administratif et scientifique est conforme et remis dans les délais. Ce contrôle des connaissances doit être effectué avant la fin du 10e semestre à une date fixée par le coordonateur régional en fonction des nominations de chef de clinique qui peuvent avoir lieu soit en novembre, soit en mai..
CE DOSSIER ADMINISTRATIF ET LE MEMOIRE DOIVENT PARVENIR AU COORDONNATEUR REGIONAL DEUX MOIS AVANT LA DATE DU CONTROLE DES CONNAISSANCES .
3 - CE CONTROLE DES CONNAISSANCES QUI A LIEU A LA FIN DE LA 5e ANNEE APPRECIERA LE CANDIDAT POUR L'AUTORISER A PRENDRE LES RESPONSABILITES DE CHEF DE CLINIQUE OU D'ATTACHE TEMPS PLEIN.
4 - LA VALIDATION DEFINITIVE DU DES DE CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE SERA OBTENUE L'ANNEE SUIVANTE SUR PRESENTATION DE L'ATTESTATION D'UN AN DE POST INTERNAT DANS UN SERVICE FORMATEUR.
VII - LA FORMATION CONTINUE
La formation continue n'a pas beaucoup évolué cette année. Le sujet a été abordé à plusieurs reprises et la seule action vraiment positive est l'obtention d'un numéro de reconnaissance d'affiliation qui permet au Collège de proposer des formations dans le cadre de la Formation Médicale Continue.
Nous avons toutefois fait évoluer une grille permettant à la fois la présentation d'un projet de formation continue et également son évaluation. Il reste à définir les modalités de mise en œuvre ce que le Directoire doit discuter au début de l'année 2002 pour le mettre en fonctionnement aussitôt.
VIII - EDITION DU MANUEL DE PRISE EN CHARGE EN URGENCE DE LA TRAUMATOLOGIE DE L'APPAREIL LOCOMOTEUR
Le Directoire a décidé dans le cadre de l'aide apportée aux conditions à l'admission et à la prise en charge initiale des urgences traumatologiques d'éditer un ouvrage pratique sur les urgences traumatologiques de l'appareil locomoteur.
Cet ouvrage pourra être utilisé par les urgentistes et les jeunes internes pour analyser d'une part les situations de l'urgence les plus fréquentes, classer leur degré de gravité et déterminer la prise en charge pratique avec, en particulier, le recours à l'orthopédiste traumatologue.
Après un travail préparatoire durant l'été, les différents chapitres de ce matériel seront présentés et discutés dans une séance exceptionnellement consacrées à cet ouvrage le 10 décembre 2001.
Nous pensons par ce biais apporter d'une part, aux jeunes internes, en chirurgie, des notions pratiques et essentielles, et d'autre part, aux urgentistes, une analyse des situations de la Traumatologie de l'appareil locomoteur faite par des traumatologues ayant l'habitude de la prise en charge de ces problèmes.
D. POITOUT prend en charge la centralisation des divers chapitres.
J.M. THOMINE et J. PUGET s'occuperont d'une part, de l'homogénéïté de cet ouvrage, et d'autre part, de l'édition, celle-ci étant prévue pour la fin de l'année scolaire 2001.
Jean PUGET
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