Publication
Quelle mouche a donc piqué le Député UMP Yves BUR, chirurgien dentiste de surcroît, lorsqu’il a déposé un amendement à l’Article 28 du PLFSS, destiné à encadrer fortement l’activité libérale des spécialistes en Secteur II. Il s’agit d’une agression inutile, contre une chirurgie déjà mal en point, non pas sur le plan technique fort heureusement, mais sur le plan démographique. En effet, c’est bien grâce au Secteur II, qu’aujourd’hui une activité chirurgicale est possible, que l’entreprise chirurgicale libérale peut fonctionner avec toutes les garanties de technicité et de sécurité, les honoraires des chirurgiens n’ayant pas évolué depuis vingt-cinq ans. L’argument développé par le Député Yves BUR, pour garantir une offre à tarif opposable est de plus totalement faux. En effet, dans toutes les villes de France, les patients ont le choix entre une activité hospitalière publique à tarif opposable ou une activité libérale soit à tarif opposable soit en complément d’honoraires Secteur II puisque 15% des chirurgiens, notamment en chirurgie orthopédique, ont une activité strictement à tarif opposable dit en Secteur I et que, par ailleurs, 17% de l’activité des chirurgiens orthopédistes, en Secteur II, est réalisée avec des tarifs opposables pour, justement prendre en compte les difficultés financières des patients qui ne sont pas couverts par une assurance complémentaire. Ceci représente le tiers de l’activité chirurgicale libérale. Les chirurgiens sont tout à fait conscients qu’il existe des problèmes de pouvoir d’achat des français et prennent en compte cela lorsqu’ils fixent leurs tarifs. Remettre en cause l’activité de Secteur II, outre que cette attitude est anti-conventionnelle détournera, un peu plus, les plus jeunes de cette spécialité difficile. Rappelons d’ailleurs que le temps de travail d’un chirurgien viscéral, digestif est de cent heures par semaine (gardes et astreintes comprises) et que celui d’un chirurgien orthopédiste est de soixante-quinze heures par semaine. Les chirurgiens ne sont pas responsables du décalage qui s’est progressivement institué entre le tarif sécu des actes et la réalité économique. Les chirurgiens ont bien conscience que l’Assurance Maladie ne peut pas rattraper ce décalage tarifaire qu’elle a laissé déraper et que seules, les assurances complémentaires peuvent couvrir. La dernière Convention à fort heureusement conforté le Secteur II, le remettre en cause est une mauvaise proposition à la vrai question de l’accessibilité aux soins pour tous. Faudra-t-il que les chirurgiens descendent également dans la rue pour défendre leur profession à l’instar de leurs jeunes confrères internes et chefs de cliniques qu’ils ont soutenus. A bon entendeur, Salut ! Docteur Jacques Caton Docteur Patrice Papin , Président du SNCO Secrétaire Général du SNCO Tél. : 06 07 39 76 15 Tél. : 06 77 41 88 98 Contact Presse : 06.08.64.64.57 Jeudi 25 octobre 2007 – Publiable immédiatement AtoutCom Presse
|