La disparition de Stéphanie Pannier le 18 janvier 2026 nous plonge toutes et tous dans un abîme de chagrin.
Ces quelques mots sont bien peu en face de son courage et de sa détermination avant ce départ terriblement douloureux et tellement prématuré. Toutes ses équipes, ses collaborateurs, ses patients, ses collègues sont bouleversés, son hôpital est bouleversé. Chacune et chacun a essayé de l’accompagner à sa façon avec ses sentiments profonds.
Il faut que nous ayons une pensée pour son fils adoré Nicolas, sa présence auprès de sa Maman a été de tous les instants pendant cette longue période si difficile, il a été discret, calme et attentionné.
Il faut aussi avoir une pensée pour sa Maman, son Papa et ses Sœurs qui ont été auprès d’elle tous les jours ces derniers mois. Nous partageons leur irréparable chagrin.
Enfin, impossible de ne pas évoquer les amies proches de son premier cercle, en particulier Zaga Péjin sa collaboratrice en premier et sa copine.
Stéphanie Pannier a fait ses études médicales à Nantes sous l’œil bienveillant de son Père Michel Pannier qui dirigeait le service de Chirurgie plastique et réparatrice.
Elle a fait son internat à Paris et a manifesté très tôt son intérêt pour la chirurgie de l’enfant et pour la chirurgie réparatrice. Ainsi elle a fait son clinicat à Avicenne auprès d’Alain Charles Masquelet et à Necker auprès de Monsieur Pouliquen puis à mes côtés pour mon plus grand bonheur.
Elle a été nommée MCUPH dans le service d’’Orthopédie et Traumatologie pédiatrique de l’hôpital Necker Enfants Malades en 2010 et PUPH en 2014. Elle dirigeait le service depuis le 1er janvier 2021.
Elle a été : une membre très active de la Société Française d’Orthopédie Pédiatrique (SOFOP), membre de la Société Française d’Orthopédie et de Traumatologie (SOFCOT), représentante de la SOFOP au CNP-SOFCOT, membre du Collège Hospitalier et Universitaire de Chirurgie Pédiatrique, membre du Collège Français des Chirurgiens Orthopédistes et Traumatologues (CFCOT), membre du Groupe d’étude des Sarcomes Français et du Groupe d’Etude des Tumeurs Osseuses (GSF-GETO ), Membre du Conseil national de Universités (CNU – sous section 54-02).
Stéphanie avait une forte personnalité mais l’exprimait avec une discrétion habile. Elle aimait la culture et la mer où elle allait se ressourcer régulièrement, en particuliers en Bretagne où elle avait des attaches solides. Elle aimait naviguer, ayant appris avec son Papa.
Elle était une grande médecin, une grande chirurgienne, précise et prudente. Ses domaines d’excellence étaient le membre supérieur, les tumeurs, les maladies osseuses constitutionnelles, la réparation des pertes de substance. Elle était experte dans la microchirurgie et faisait les fistules artério-veineuses pour les petits enfants insuffisants rénaux.
Elle était aussi une grande scientifique avec une intelligence du raisonnement et une mémoire énorme. Sa thèse de science sur un modèle murin d’achondroplase en est la plus belle illustration.
Ses patients la chérissaient, ceux que nous rencontrons depuis ces dernières semaines étaient inquiets et manifestaient à chaque fois un immense attachement à elle et aux soins qu’elle leur apportait.
Son humanité et son attention aux autres n’ont fait que grandir pendant toute sa carrière. Elle dirigeait son service avec autorité et bienveillance. Elle avait voulu se préparer à cela en faisant l’Ecole de Management. Elle a réussi au-delà de ce qu’elle pouvait l’espérer, l’amour que lui vouent ses élèves, ses équipes et ses amis en témoignent. Elle a su cultiver la fidélité dans l’amitié et les attentions sincères. Grâce à son sens de l’organisation et son intelligence, elle a été une super Cheffe de service.
Nous perdons une femme extraordinaire.
Christophe Glorion