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Le Professeur Philippe Burdin est décédé le 7 juin. 

Après des études de médecine à la faculté de Tours, il a fait son internat au CHU de Tours dans le service du Professeur Jean Castaing, dont il est devenu l’agrégé. Leur entente était parfaite et pour leurs élèves c’était un modèle à suivre.

Son expertise était reconnue dans le domaine de la chirurgie du genou, en particulier pour les arthroplasties et la gestion de l’équilibre ligamentaire.

C’était un passionné d’anatomie, un fin clinicien et un opérateur remarquable, avec une intelligence du geste associée à un profond respect des structures anatomiques.

Ces qualités d’opérateur étaient la traduction de sa personnalité. Que ce soit avec les malades, le personnel ou ses élèves, son tact et sa bienveillance faisaient qu’il était très apprécié de tous. Avec lui, la notion de compagnonnage prenait toute sa valeur. Sa passion pour l’enseignement, associée à un réel don pour le dessin, ont marqué tous ses élèves. 

L’équilibre ligamentaire en est l’exemple type, rendu si simple grâce à une bande dessinée qui a fait le tour des congrès et des cours. Il était inventif et l’abaissement du « LLE POP » en était un exemple. Mais qui sait qu’il y a très longtemps, il avait mis au point la « Burdinette » qui n’était rien d’autre que l’ancêtre de l’arthromoteur ?

Sa probité, son intégrité, son souci du bien commun et du respect des règles ont marqué son passage dans les instances de la SOO, de la SFHG, la SOFCOT et du CNU dont il a été l’un des présidents. Il était incorruptible.

Pour tous les internes et chefs de cliniques qu’il a formé, c’était un exemple auquel ils sont restés très attachés. Il en était de même pour le personnel et les malades.

Il a poursuivi l’esprit de l’orthopédie tourangelle initiée par le Pr Castaing et le Pr Glorion. Il a su assurer sa succession dans des conditions dont nous lui sommes très reconnaissants, ayant toujours été pour nous, ses successeurs, un soutien sans faille.

Il a pu passer une retraite heureuse auprès d’Annick, son épouse, de ses enfants et petits enfants, s’occupant de ses chevaux dans sa campagne qu’il aimait tant et où il prenait plaisir à inviter ses collègues et ses amis.

 

Merci Philippe pour tout.

Professeurs Luc Favard et Philippe Rosset